Pedro Sánchez convoque des élections anticipées le 29 novembre
Lundi 5 octobre, le chef du gouvernement espagnol a annoncé la dissolution du Parlement et des législatives anticipées le 29 novembre. Il réagissait au rejet, vendredi 2 octobre, de ses décrets d'urgence sur le logement par les partis d'opposition de droite, alors que son gouvernement de coalition est minoritaire. La crise du logement a provoqué de grandes manifestations ces dernières semaines, dont des violences à Barcelone. Le cas d'une femme de 87 ans expulsée de son logement racheté par un fonds immobilier a cristallisé la colère. La droite est en tête des sondages. Pedro Sánchez fait ainsi, pour la deuxième fois en trois ans, le pari des urnes pour sortir d'un blocage.
L'Espagne est la quatrième économie de la zone euro. Une instabilité politique s'ajoute à celle de la France et pèse sur l'euro.
Pour un touriste ou un propriétaire en Espagne, rien ne change dans l'immédiat. Pour les marchés, c'est une incertitude de plus pendant six semaines.
Sánchez préfère clarifier les choses : sans majorité, il ne peut pas gouverner et veut un nouveau mandat pour son plan logement.
Convoquer des élections en pleine crise sociale est un pari risqué : la droite, en tête des sondages, pourrait gouverner avec l'extrême droite.
Le chiffre à suivre est l'écart entre les blocs dans les sondages d'ici le 29 novembre. Une coalition de droite avec Vox ferait de l'Espagne un nouveau sujet pour Bruxelles.
DailyDrop Édition France N° 1 · Édition du matin · lun. 5 oct. 2026