Jeudi 8 octobre, le baril de Brent gagnait environ 5 % et s'échangeait autour de 105 dollars, selon l'AFP et Reuters. Reuters cite la multiplication des attaques contre des navires dans le Golfe et la perspective d'opérations militaires américaines contre l'Iran. Les Houthis ont frappé des aéroports saoudiens, trois personnes sont mortes d'après Riyad. Les Bourses européennes reculent : le CAC 40 a cédé près de 1 % en séance et a terminé à 7 729,69 points, en baisse de 0,51 %, après −1,22 % mercredi. Le WTI américain gagnait près de 3,7 % en soirée, vers 91,5 dollars. OPmobility chute d'environ 16 % après avoir revu ses prévisions et annoncé des suppressions de postes. À Wall Street, les contrats à terme reculent d'environ 0,5 % et le rendement à dix ans des bons du Trésor reste proche de son plus haut depuis 2002, celui à trente ans ayant touché un sommet de vingt-quatre ans. En France, les taux d'emprunt grimpent. Le gouverneur de la Banque de France estime que les chocs géopolitiques deviennent un choc financier ; selon l'AFP, la BCE ne bouge pas. Vingt-trois économistes interpellent les élus dans Le Monde.
Un pétrole à 105 dollars alimente l'inflation et fait monter les taux, au moment où la France cherche à financer un déficit élevé. Le prix de l'énergie, la dette et la politique budgétaire se renforcent mutuellement.
Pour un automobiliste, le gazole pourrait ne pas baisser avant novembre malgré le plan du gouvernement. Pour un emprunteur, la tendance haussière des taux se répercute sur les crédits.
Les marchés rappellent que l'énergie chère et la dette élevée sont un danger pour un pays qui n'arrive pas à voter son budget : il faut agir vite.
La journée tient surtout à la géopolitique du Golfe, qu'aucun budget français ne peut régler. L'appel à la panique est mauvais conseiller, et la BCE garde les moyens d'agir.
Trois chiffres à retenir : le Brent au-dessus de 100 dollars, le CAC 40 sous 7 700 points et l'OAT à dix ans proche de 5 %. Ils bougent ensemble. Pour voir si la tendance se retourne, regardez ce que fait le pétrole vendredi, avant toute décision budgétaire.
AFP via Le Singulier (Brent +5 %) · Reuters via Boursorama (navires, Iran, Wall Street) · Zonebourse et BFM Bourse (CAC 40 en séance, OPmobility) · cotations de clôture du CAC 40 (7 729,69, −0,51 %) et du WTI en soirée · Orange · Le Monde (économistes, inquiétude américaine) · Les Échos (taux, entreprises) · clôture du Brent non connue
Le Brent bondit de 5 % vers 105 dollars. La Bourse de Paris recule et les taux français remontent encore
Les attaques contre des navires se multiplient dans le Golfe. Les rendements de la dette grimpent des deux côtés de l'Atlantique, la BCE ne bouge pas.
Le baril de Brent gagnait environ 5 % jeudi et s'échangeait autour de 105 dollars, d'après l'AFP et Reuters, sur fond de tensions au Moyen-Orient. Reuters cite la multiplication des attaques contre des navires dans le Golfe et la possibilité que Washington relance des opérations militaires d'envergure contre l'Iran. Les Houthis ont frappé des aéroports saoudiens, avec trois morts d'après Riyad. Les Bourses européennes reculent. Le CAC 40 a cédé près de 1 % en séance (7 700,73 points à 13 h 50) avant de finir à 7 729,69 points, en baisse de 0,51 %, après −1,22 % mercredi. Le WTI américain gagnait près de 3,7 % en soirée, vers 91,5 dollars. Le titre OPmobility chute d'environ 16 % après avoir revu ses prévisions à la baisse et annoncé des suppressions de postes, selon Zonebourse et Les Échos. À Wall Street, les contrats à terme perdent environ 0,5 % et le rendement des bons du Trésor à dix ans reste proche de son plus haut depuis 2002.
En France, les taux d'emprunt repartent à la hausse. Le taux de l'OAT à dix ans valait environ 4,90 % la veille, après un pic à 4,96 % en séance le 1er octobre. Le gouverneur de la Banque de France, Emmanuel Moulin, estime que les chocs géopolitiques se traduisent désormais par un choc financier. D'après l'AFP, la BCE ne bouge pas pour l'instant : le ministre de l'Économie et un gouverneur jugent une intervention peu pertinente, un autre évoque une possible hausse de taux. Dans Le Monde, vingt-trois économistes pressent les élus d'agir pour « stopper le décrochage français », et le journal explique pourquoi la situation du pays inquiète aux États-Unis.