Trump exclut d'attaquer l'Iran avant le 3 novembre. Le pétrole reste haut, Wall Street recule
Jeudi 8 octobre, Donald Trump a écarté toute attaque contre l'Iran avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, faisant état de « discussions productives » (Le Figaro, Le Monde, franceinfo, Bloomberg). Le président iranien a dit de son côté que son pays ne quitterait pas la table des négociations (ISNA, relayé par FinancialJuice). La déclaration est venue après une hausse du pétrole, provoquée par des informations de presse sur de nouvelles frappes américaines. À la clôture, le WTI gagnait environ 3,6 %, vers 91,5 dollars. À Wall Street, le S&P 500 a cédé 0,47 % à 7 765,36 points, le Nasdaq 1,25 % à 27 193,34 points ; le Dow Jones a gagné 0,10 % à 51 231,64 points. Le rendement du bon du Trésor à dix ans a reculé de 4,6 points de base, à 5,231 %, après une adjudication à trente ans qui a trouvé une demande solide (Reuters). Le responsable de la Fed de Saint-Louis, Alberto Musalem, a jugé que les taux pourraient devoir monter d'ici six à neuf mois, sans soutenir une hausse en octobre (Bloomberg). Les Houthis ont revendiqué une nouvelle attaque contre l'aéroport de Riyad ; Lufthansa et des compagnies indiennes ont suspendu leurs vols vers la ville (Reuters).
Le pétrole reste le principal canal par lequel la guerre touche les ménages et les marchés. Le calendrier annoncé par Trump donne trois semaines de répit politique, mais il ne règle ni les attaques houthies ni la hausse des taux.
Pour les automobilistes, le gazole ne devrait pas baisser avant novembre au mieux, même si le gouvernement libère des stocks. Pour les emprunteurs, des taux américains élevés pèsent aussi sur les taux européens.
Une pause avant le scrutin laisse une chance aux négociations, et les marchés peuvent respirer.
Ce n'est qu'une promesse jusqu'au 3 novembre, formulée sous pression électorale ; des plans de frappes existent, selon la presse américaine.
Regardez le baril à l'ouverture asiatique puis européenne vendredi : un WTI qui reste au-dessus de 90 dollars dit que le marché ne croit pas à l'apaisement. Les plans de frappes, évoqués par le New York Times via des agrégateurs, ne sont pas confirmés par des sources officielles.
DailyDrop Édition France N° 5 · Édition du matin · ven. 9 oct. 2026