Dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité requis contre Rima Hassan pour apologie du terrorisme
Le parquet a requis mardi 20 octobre dix mois de prison avec sursis et deux ans d’inéligibilité contre Rima Hassan pour apologie du terrorisme, selon Libération, Le Monde, BFMTV et Le Figaro. L’eurodéputée LFI est jugée à Paris depuis lundi 19 octobre pour un message sur X, depuis supprimé, citant Kozo Okamoto, l’un des auteurs de l’attentat de 1972 à l’aéroport de Tel-Aviv qui avait fait vingt-six morts (Le Monde). Le Figaro rapporte que le parquet a rappelé sa « responsabilité » d’élue. Libération indique qu’elle a d’abord exercé son droit au silence avant de dénoncer le « négationnisme » de certaines parties civiles.
La peine d’inéligibilité est l’enjeu politique : elle peut priver une élue de mandat. Le procès pose aussi la limite entre citation et apologie sur les réseaux sociaux.
Toute personne qui publie en ligne peut être poursuivie pour apologie du terrorisme si le texte présente favorablement des actes terroristes ; la suppression d’un message ne prévient pas les poursuites.
Pour le parquet, selon Le Figaro, il n’y a eu « aucune prise de conscience de la gravité » des faits.
Pour Rima Hassan, selon Libération, elle est « l’élue la plus poursuivie de l’histoire de la Ve République » et dénonce une « tentative d’intimidation ».
Ce qui est confirmé : les réquisitions. Ce qui ne l’est pas : la décision du tribunal, attendue plus tard. À suivre : la date du délibéré.
DailyDrop Édition France N° 17 · Édition du matin · mer. 21 oct. 2026