Samedi 10 octobre, Donald Trump a déclaré qu'« il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président » (BFM, franceinfo, Le Figaro, RFI, BBC). Il reproche à Volodymyr Zelensky de frapper des raffineries russes, ce qui aggraverait la pénurie mondiale de gazole, et souhaite un dirigeant capable de conclure un accord avec Moscou (Ouest-France, franceinfo). Ces propos suivent d'un jour l'annonce d'un accord avec Vladimir Poutine : la Russie fournirait « immédiatement » 300 000 tonnes de gazole (Reuters, AP). M. Zelensky y voit un « investissement dans la guerre » (Reuters) et, selon Le Monde, une décision « indigne » et « faible ». Le même jour, des frappes russes sur Zaporijjia, dans le sud-est de l'Ukraine, ont tué au moins 15 personnes, dont trois enfants ; le bilan monte à 20 ou 21 morts selon France 24 et le Straits Times. Kiev a aussi subi des coupures de courant massives (Le Monde). Dimanche à l'aube, M. Trump a affirmé que M. Poutine « aimerait voir un règlement » (Le Figaro).
Washington desserre la pression sur Moscou sur un produit précis, puis met en cause le dirigeant du pays attaqué : l'enchaînement fragilise le front occidental à quelques semaines des élections de mi-mandat américaines. L'issue dépend de la réaction des Européens, principaux soutiens financiers de Kiev.
Pour le consommateur français, le gazole se fixe sur un marché mondial : davantage de gazole russe pourrait modérer les prix, mais Bloomberg Economics juge l'effet limité, la cargaison de novembre représentant environ une journée de consommation américaine. Une rupture entre Washington et Kiev pèserait sur la sécurité du continent.
M. Trump présente sa démarche comme une recherche de paix : sans accord avec la Russie, la guerre continuera, et les frappes sur les raffineries aggravent les prix pour tout le monde.
Kiev et plusieurs capitales européennes y voient un affaiblissement de l'agressé : le choix du président revient aux Ukrainiens, a rappelé le ministre Andrii Sybiha, et l'UE estime que lever les sanctions sur le gazole donne à Moscou « les moyens de faire la guerre ».
Distinguez les mots des actes : aucune procédure électorale n'a été annoncée en Ukraine, et les sanctions européennes tiennent, l'Allemagne l'a redit. Surveillez la rencontre entre Andy Burnham et M. Zelensky, la suite des discussions de Miami, et le nombre de cargaisons de gazole réellement parties de Russie. Les volumes restent annoncés par le seul M. Trump.
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Trump réclame « un nouveau président » pour l'Ukraine au lendemain de l'accord sur le gazole russe. Les frappes sur Zaporijjia font plus de 15 morts
Après l'accord sur le gazole russe, Donald Trump estime qu'il est temps pour l'Ukraine d'avoir un autre président. Les Européens serrent les rangs derrière Volodymyr Zelensky, pendant que les frappes russes continuent.
Samedi 10 octobre, Donald Trump a déclaré qu'« il est temps pour l'Ukraine d'avoir un nouveau président » (BFM, franceinfo, Le Figaro, RFI, BBC). Il reproche à Volodymyr Zelensky de frapper des raffineries russes, ce qui, selon lui, aggrave la pénurie mondiale de gazole, et il souhaite un dirigeant « qui peut parvenir à un accord » avec Moscou (Ouest-France). Ces propos viennent un jour après l'annonce d'un accord avec Vladimir Poutine : la Russie fournirait « immédiatement » 300 000 tonnes de gazole (Reuters, AP). M. Zelensky y voit un « investissement dans la guerre » (Reuters) ; Le Monde rapporte qu'il juge la décision « indigne » et « faible ». Le même jour, des frappes russes sur Zaporijjia, dans le sud-est de l'Ukraine, ont tué au moins 15 personnes, dont trois enfants. Le bilan est monté à 20 ou 21 morts selon France 24 et le Straits Times. Kiev a aussi subi des coupures de courant massives (Le Monde). Un conseiller du Kremlin a décrit l'entretien téléphonique entre MM. Trump et Poutine comme « très amical », aucun des deux ne voulant raccrocher le premier (Reuters). Selon FinancialJuice, un seul média, Moscou a levé en partie son interdiction d'exporter du gazole après l'accord.
Les Européens ont fermé les rangs. Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a assuré M. Zelensky de sa « totale solidarité » et doit le rencontrer dans les prochains jours (Le Monde). Emmanuel Macron a exprimé sa « solidarité » (Le Monde). L'Allemagne maintient ses sanctions contre la Russie (Reuters), et l'Union européenne estime que les lever sur le gazole donne à Moscou « les moyens de faire la guerre » (Le Monde). Le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Andrii Sybiha, rappelle que le choix du dirigeant revient aux Ukrainiens. Dimanche à l'aube, M. Trump a affirmé que M. Poutine « aimerait voir un règlement » (Le Figaro) et que l'Ukraine doit organiser une élection (FinancialJuice), alors que des négociateurs américains, ukrainiens et européens ont discuté à Miami, des échanges que l'émissaire Steve Witkoff juge « constructifs » (Le Monde, Reuters). Les émissaires Steve Witkoff et Jared Kushner pourraient se rendre à Moscou d'ici deux semaines, selon l'agence russe TASS citée par FinancialJuice : un seul média. L'effet sur les prix reste incertain : Bloomberg Economics estime que la cargaison de novembre équivaut à environ une journée de consommation américaine. À Wall Street, vendredi, le S&P 500 a gagné 0,59 % à 7 811,54 points, le Nasdaq 0,64 % à 27 366,17 et le Dow Jones 0,83 % à 51 654,95. Le rendement à dix ans s'est établi à 5,244 %. Le WTI a pris 0,39 %, à 91,85 dollars, et l'or 1,43 %, à 4 216,3 dollars. Le CAC 40 avait fini à 7 803,33 points (+0,95 %).