France · Cybersécurité · Presse ✓ 9 médias · le nombre de magasins touchés varie

Cyberattaque inédite : les frigos de centaines de supermarchés paralysés, des tonnes de produits jetées

Dans la nuit de dimanche à lundi, les installations frigorifiques de plusieurs centaines de supermarchés français ont surchauffé, d'où des tonnes de marchandises perdues (Le Monde, Le Temps). Le Figaro cite Coopérative U, Intermarché, Monoprix, Carrefour et E.Leclerc parmi les enseignes visées, et titre sur des frigos montés à 35 °C et des millions d'euros perdus. Reuters indique que 150 magasins Intermarché ont été ciblés, BFMTV qu'au moins 300 supermarchés sont touchés, CNA que plus de 400 points de vente sont concernés, et Ouest-France parle de milliers de magasins français et européens, un chiffre qui n'est pas repris ailleurs. Le Monde situe la faille dans un logiciel du groupe danois Danfoss ; Ouest-France évoque un même fournisseur danois pour tous. Une enquête est ouverte et le parquet de Paris a confirmé l'attaque (Straits Times). Aucune donnée n'a été volée (Le Temps). Les auteurs ne sont pas identifiés (Ouest-France).

L'attaque ne vise pas des données mais des objets du quotidien reliés à Internet : elle montre qu'un défaut dans un seul logiciel peut désorganiser la chaîne alimentaire de tout un pays. Un expert interrogé par Le Figaro y voit un « tournant » : les systèmes informatiques et industriels se rejoignent, et tout équipement connecté devient une cible.

Certains rayons frais ont pu être dégarnis lundi et les jours suivants. Aucune alerte sanitaire n'est citée dans nos sources : les magasins ont jeté les produits plutôt que de les vendre. Si vous avez acheté du frais lundi, suivez les consignes de l'enseigne.

Pour les enseignes, c'est d'abord un risque industriel : les gérants parlent de pertes lourdes et d'une destruction par précaution, comme dans les magasins normands qui disent être « contraints de tout détruire ».

Pour les spécialistes de cybersécurité, c'est un avertissement plus large : des équipements anciens, mal protégés et accessibles depuis Internet, comme l'indique CNA, sont devenus une cible de choix.

Le plus important n'est pas le nombre de magasins, encore flou, mais la cause : un fournisseur commun. Regardez si l'enquête désigne des auteurs, si Danfoss publie un correctif et si les enseignes chiffrent leurs pertes. Tant que le bilan reste contradictoire, tenez-vous-en aux chiffres attribués : plusieurs centaines de magasins, pas des milliers.

DailyDrop Édition France N° 9 · Édition du matin · mar. 13 oct. 2026

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