Sébastien Lecornu a annoncé lundi 19 octobre avoir demandé aux préfets de « déclencher un certain nombre de couvre-feux partiels et localisés » dès le soir même, selon BFMTV, franceinfo et Le Monde. Franceinfo précise que la carte des secteurs devait être communiquée dans l'après-midi après des échanges avec les maires, et que le couvre-feu sur l'ensemble de Paris est écarté au profit de zones ciblées comme Les Halles. Le Premier ministre n'a pas exclu l'état d'urgence, qu'il a qualifié de « quelque chose de lourd » à n'utiliser que « si c'est nécessaire », d'après franceinfo. Le Figaro, Libération et Ouest-France détaillent chômage partiel, fonds de soutien aux commerçants et couvre-feux ; franceinfo ajoute des discussions avec les assureurs et un chômage partiel à 100 % dès mardi. Le préfet de Guadeloupe a instauré un couvre-feu pour les mineurs (BFMTV, Ouest-France) et la mairie de Denain un couvre-feu jusqu'à dimanche (Le Figaro). Une coordination de gilets jaunes a annoncé un « acte II » pour samedi 24 octobre (franceinfo, ICI).
Les couvre-feux locaux permettent de répondre vite à des troubles précis sans recourir à l'état d'urgence, régime d'exception plus lourd à mettre en place. Le chômage partiel et le fonds de soutien visent à éviter que des commerçants pillés ne ferment ou ne licencient, ce qui explique que ces annonces arrivent avec les mesures de sécurité. L'« acte II » du 24 octobre donne une échéance à tout le dispositif.
Si vous habitez ou travaillez dans une commune concernée, consultez les arrêtés de la préfecture ou de la mairie, qui fixent les horaires et les secteurs. Si vous tenez un commerce touché, les modalités du fonds de soutien et du chômage partiel doivent encore être précisées par les ministres : gardez vos justificatifs de dégâts et contactez votre assureur.
Pour le gouvernement et ses soutiens, les couvre-feux sont une réponse proportionnée et temporaire, limitée à des centres-villes précis, avec l'état d'urgence gardé en réserve. Le ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, estime qu'on doit pouvoir s'y autoriser « quand c'est nécessaire » (BFMTV).
Pour des responsables de la police et des élus locaux, la réponse arrive tard ou reste insuffisante. Le délégué général d'Alliance Police, Stanislas Gaudon, se dit « consterné de l'absence de réponse », et le maire de Paris Centre, Ariel Weil, évoque un couvre-feu ou l'armée dans certains quartiers (BFMTV).
Confirmé : la demande aux préfets, la possibilité de l'état d'urgence, les aides annoncées pour les commerces et les couvre-feux de Guadeloupe et de Denain. Non confirmé : la liste complète des communes concernées et le calendrier précis des aides. À suivre mardi : la carte des couvre-feux et les modalités du fonds de soutien, puis la journée du 24 octobre.
BFMTV (annonce de Sébastien Lecornu, 19 oct.) · franceinfo (couvre-feux, aides, acte II, 19 oct.) · Le Monde (couvre-feux annoncés, 19 oct.) · Le Figaro (annonces, Denain, 19 oct.) · Libération (aides aux commerçants, 19 oct.) · Ouest-France (couvre-feu, chômage partiel, 19 oct.) · ICI (acte II, 19 oct.)
Sébastien Lecornu demande aux préfets des couvre-feux partiels et localisés dès lundi soir et annonce chômage partiel et fonds de soutien pour les commercesSébastien Lecornu demande aux préfets des couvre-feux partiels et localisés dès lundi soir et annonce chômage partiel et fonds de soutien pour les commerces
Le Premier ministre n'écarte pas l'état d'urgence mais juge les couvre-feux territorialisés plus adaptés ; une coordination de gilets jaunes annonce un « acte II » pour samedi 24 octobre.
Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé lundi 19 octobre avoir demandé aux préfets de « déclencher un certain nombre de couvre-feux partiels et localisés » dès le soir même, rapportent BFMTV, franceinfo et Le Monde, après un week-end de violences et de pillages dans plusieurs villes. Selon franceinfo, la carte des secteurs concernés devait être communiquée dans l'après-midi après des échanges avec les maires ; la mesure vise surtout à protéger les commerces, et un couvre-feu sur l'ensemble de Paris est écarté au profit de zones ciblées comme Les Halles. L'état d'urgence reste possible : le chef du gouvernement l'a qualifié de « quelque chose de lourd » qu'il pourrait employer « si c'est nécessaire », d'après franceinfo. Le Figaro, Libération et Ouest-France détaillent le reste des annonces : chômage partiel, fonds de soutien aux commerçants et couvre-feux. Franceinfo ajoute des discussions avec les assureurs et un chômage partiel activé à 100 % dès mardi.
Sur le terrain, les mesures locales se multiplient. Le préfet de Guadeloupe a instauré un couvre-feu pour les mineurs du dimanche 18 octobre à 20 heures au lundi 19 à 6 heures, selon BFMTV et Ouest-France. La mairie de Denain, dans le Nord, a décrété un couvre-feu jusqu'à dimanche, rapporte Le Figaro, BFMTV précisant que la mairie a pris cette décision après les dégradations et les violences commises le 17 octobre, et Ouest-France signale des mesures pour les mineurs à Coulaines, près du Mans. Le ministre de la Ville, Vincent Jeanbrun, a plaidé pour qu'on s'autorise un couvre-feu « quand c'est nécessaire », d'après BFMTV, qui a aussi recueilli la « consternation » du délégué général d'Alliance Police, Stanislas Gaudon, devant « l'absence de réponse ». Le maire de Paris Centre, Ariel Weil, estime que « si on est pris de court, il vaut mieux un couvre-feu ou l'armée » dans certains quartiers, selon BFMTV. Une coordination de gilets jaunes a de son côté annoncé un « acte II » des manifestations pour samedi 24 octobre, rapportent franceinfo et ICI.