La manifestation nationale du vendredi 9 octobre à Bruxelles a rassemblé entre 30 000 et 50 000 personnes selon la police et les syndicats (Paris Match Belgique, BX1). Le cortège, parti vers 11 heures de la gare Centrale pour s'achever à la gare du Midi, s'est lui-même déroulé dans le calme. La CSC a aussi mené des actions aux sièges des cinq partis de la majorité. Des centaines de jeunes masqués, vêtus de noir, ont cherché l'affrontement avec la police, qui a déployé des autopompes et des gaz lacrymogènes ; du mobilier urbain a été endommagé, des vélos et trottinettes partagés sont partis en flammes (VRT NWS) et un bus de la STIB a été vandalisé à la gare du Midi. Un premier bilan fait état de 18 arrestations judiciaires (13 mineurs, 5 adultes) et de 3 arrestations administratives. La police a saisi des cocktails Molotov, de l'essence, des feux d'artifice, un couteau et un marteau. La FGTB parle de témoignages faisant état de violences policières parfois injustifiées.
Une manifestation pacifique de dizaines de milliers de personnes a été éclipsée par les émeutes, alors que les syndicats veulent justement peser sur la concertation budgétaire. Le débat sur les violences policières et sur le rôle des groupes masqués éclipse le fond.
Si vous habitez ou travaillez à Bruxelles, attendez-vous à des perturbations dans les prochains jours autour du quartier de la gare du Midi et sur le parcours de la manifestation. La grève de lundi aura de nouvelles conséquences pour les transports.
Les syndicats disent que les mesures du gouvernement touchent les travailleurs et que la manifestation s'est déroulée dans le calme.
La police souligne le matériel dangereux saisi et les auteurs de violences qui se sont mêlés aux manifestants.
Le message de la manifestation se perd dans les images des émeutes. À suivre : le chiffre final des arrestations, une enquête sur les violences policières et la question de savoir si les syndicats poursuivent l'action.
Paris Match Belgique, BX1, VRT NWS (9 oct. 2026)
30 000 à 50 000 manifestants à Bruxelles contre la politique du gouvernement ; des jeunes masqués provoquent des émeutes, des vélos partagés incendiés
La manifestation nationale de la FGTB et de la CSC s'est elle-même déroulée dans le calme. Des centaines de jeunes masqués ont en outre cherché l'affrontement avec la police. Un premier bilan fait état d'une vingtaine d'arrestations.
La manifestation nationale du vendredi 9 octobre à Bruxelles a rassemblé entre 30 000 et 50 000 personnes selon la police et les syndicats, rapportent Paris Match Belgique et BX1. Le cortège est parti vers 11 heures de la gare Centrale et s'est achevé à la gare du Midi. Beaucoup de participants venaient de l'enseignement. La CSC y a pris part et a aussi mené des actions aux sièges des cinq partis de la majorité. La VRT a écrit que les vélos et trottinettes partagés ont fini en masse sur le bûcher : un opérateur évoque un coût d'environ 40 000 euros, pour le seul matériel.
Des centaines de jeunes masqués, vêtus de noir, ont cherché l'affrontement avec la police, selon les informations ; celle-ci a déployé des autopompes et des gaz lacrymogènes. Du mobilier urbain a été endommagé et un bus de la STIB a été vandalisé à la gare du Midi. Un premier bilan fait état de 18 arrestations judiciaires (13 mineurs, 5 adultes) et de 3 arrestations administratives. La police a saisi des cocktails Molotov, de l'essence, des feux d'artifice, un couteau et un marteau. Le secrétaire général de la FGTB dit avoir reçu des témoignages faisant état de violences parfois injustifiées et déplore que l'attention portée aux incidents éclipse les revendications. DailyDrop n'a pas encore confirmé le chiffre final des arrestations.