Dimanche 11 octobre, vers 16 h 30 à Paris, Donald Trump a annoncé un « cessez-le-feu énergétique » entre la Russie et l'Ukraine, « effectif immédiatement » (Reuters, PBS, NBC News, CNA). Volodymyr Zelensky a répondu que c'était « une nouvelle pour moi » (NBC News), puis que Kiev attendait les détails des propositions américaines (Reuters). Une centrale électrique ukrainienne a été frappée après l'annonce (ABC News, Inquirer), à Kharkiv selon M. Zelensky (Yahoo), et des frappes russes ont tué six personnes dans deux villes (Reuters). M. Zelensky a dit à ABC qu'il organiserait des élections si la Russie acceptait soixante jours de cessez-le-feu total, et que Kiev cesserait de viser les raffineries si Moscou arrêtait de viser l'énergie (Reuters, CNA, Straits Times). À Washington, le sénateur républicain Thom Tillis juge l'accord sur le gazole russe peut-être illégal (Reuters, Politico, USA Today), et un groupe bipartisan de sénateurs demande de revenir en arrière (PBS). L'Allemagne soutient M. Zelensky (Reuters) et le Canada soutient une trêve énergétique (Inquirer).
Une trêve limitée à l'énergie serait la première baisse de tension concrète depuis des mois, mais elle repose pour l'instant sur une annonce d'un seul camp. Elle touche à la fois la vie quotidienne des Ukrainiens à l'approche de l'hiver, les prix du gazole et du pétrole, et la solidité du front occidental, que l'appel de samedi à changer de président ukrainien avait déjà fragilisé.
Un lecteur français le verra d'abord à la pompe et sur sa facture : un vrai arrêt des frappes sur les raffineries et les centrales détendrait les cours du pétrole, mais rien ne le garantit à ce stade. Le baril de WTI a fini vendredi à 91,85 dollars, et le pétrole montait encore dimanche soir (Bloomberg).
Pour les partisans de Donald Trump, une trêve énergétique, même partielle, vaut mieux que la poursuite des frappes sur les réseaux civils, et l'accord sur le gazole soulage un marché tendu.
Pour ses critiques, républicains compris, l'accord récompense Moscou sans contrepartie vérifiable, peut contrevenir aux sanctions américaines, et l'annonce unilatérale expose Kiev, qui n'a pas été prévenue.
Tant que Moscou n'a pas confirmé et que les frappes se poursuivent, il s'agit d'une déclaration, pas d'une trêve. Regardez trois choses : une réponse officielle du Kremlin, un arrêt constaté des frappes sur les centrales dans les 48 heures, et le sort de l'accord sur le gazole au Congrès, où des républicains le contestent.
Reuters · PBS · NBC News · ABC News · CNA · Straits Times · Washington Post · Le Figaro (11-12 oct.)
« Cessez-le-feu énergétique » : Trump l'annonce, Zelensky dit l'ignorer, et la Russie frappe une centrale. Des sénateurs jugent l'accord sur le gazole peut-être illégal« Cessez-le-feu énergétique » : Trump l'annonce, Zelensky dit l'ignorer, et la Russie frappe une centrale. Des sénateurs jugent l'accord sur le gazole peut-être illégal
Dimanche, Donald Trump a affirmé que Moscou et Kiev avaient convenu de ne plus viser leurs infrastructures d'énergie. Volodymyr Zelensky attend les détails, pose ses conditions et propose soixante jours de trêve totale contre des élections, pendant que les frappes russes continuent.
Dimanche 11 octobre, vers 16 h 30 à Paris, Donald Trump a annoncé que la Russie et l'Ukraine s'étaient entendues sur un « cessez-le-feu énergétique », « effectif immédiatement » : chaque camp cesserait de viser les centrales, les réseaux électriques et les raffineries de l'autre (Reuters, PBS, NBC News, CNA). Volodymyr Zelensky a dit découvrir cette annonce : « c'est une nouvelle pour moi » (NBC News). Kiev a ensuite fait savoir qu'elle attendait les détails des propositions américaines, tout en notant que la Russie poursuivait ses attaques (Reuters). De fait, une centrale électrique a été frappée après l'annonce (ABC News, Inquirer), à Kharkiv selon M. Zelensky (Yahoo), et des frappes russes ont tué six personnes dans deux villes ukrainiennes (Reuters). Les sources consultées ne citent aucune confirmation officielle de Moscou. Le président ukrainien pose ses conditions : Kiev cessera de viser les raffineries russes si la Russie arrête ses attaques contre l'énergie (Reuters), et il organisera des élections si Moscou accepte soixante jours de cessez-le-feu total (Reuters, CNA, Straits Times, Le Figaro). C'est sa réponse à Donald Trump, qui avait réclamé samedi « un nouveau président » pour l'Ukraine au lendemain de l'accord sur le gazole russe. À Kiev, des habitants refusent qu'un président étranger leur dicte qui élire (Le Figaro).
Aux États-Unis, cet accord sur le gazole est contesté. Le sénateur républicain Thom Tillis le juge peut-être illégal (Reuters, Politico, USA Today), et un groupe bipartisan de sénateurs demande à M. Trump de « faire marche arrière » (PBS). Le Washington Post relève des critiques aux États-Unis comme à l'étranger. L'Allemagne soutient M. Zelensky (Reuters) et le Premier ministre canadien, Mark Carney, dit soutenir une trêve énergétique (FinancialJuice, Inquirer). Le Premier ministre britannique, Andy Burnham, a évoqué avec M. Trump l'idée d'une trêve énergétique durable (FinancialJuice, source unique). Pour l'Union européenne, lever les sanctions sur le gazole russe donne à Moscou « les moyens de faire la guerre » (Le Monde), et des négociateurs américains, ukrainiens et européens avaient discuté à Miami (Le Monde, Reuters). Selon le Financial Times, cité par Reuters, Washington menacerait de bloquer des livraisons d'armes à cause des frappes sur les raffineries : source unique, non confirmé. Sur les marchés, Wall Street a fini vendredi en hausse : le S&P 500 a gagné 0,59 % à 7 811,54 points, le Nasdaq 0,64 % à 27 366,17 et le Dow Jones 0,83 % à 51 654,95. Le baril de WTI a pris 0,39 %, à 91,85 dollars, et l'or 1,43 %, à 4 216,3 dollars. Dimanche soir, le pétrole montait encore avec les attaques au Moyen-Orient (Bloomberg). L'euro valait 1,1206 dollar selon la référence de la BCE de vendredi. La clôture du CAC 40 de vendredi n'a pu être confirmée auprès de deux sources ; la Bourse de Paris rouvre ce matin.